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Usul convoqué Au Poste

Retrogaming, twitcheries et turbo futur politique : Au Poste a convoqué le vidéaste. Avec lui, on a causé de sa place dans la fabrication de l’opinion, de la gauche (et de ce qu’il en reste), de l’émission Backseat, de son complice Ostpolitik, et de tout le reste.

David Dufresne amorce la garde à vue sur sa machine à écrire :

– « Ceci est un contrôle de police. Messieurs la France vous écoute. Monsieur Usul vous êtes né le 20 décembre 1985 à Louviers. Sur votre page twitter, il est écrit Usul 2000 streame politique. C’est trop court. En l’an 2000, vous aviez 15 ans. Qu’est-ce qui vous sidère et vous fascine tant dans l’an 2000? Nous en parlerons… Nous avons enquêté un petit peu et nous vous avons retrouvé dans nos fiches des renseignements généraux, puisqu’à l’époque, ils existaient encore ces braves gens. Vous avez été militant de la ligue communiste révolutionnaire. Vous êtes vidéaste, web chroniqueur, vous êtes le roi du rétro-gaming et du turbo-gauchisme. Vous vous êtes fait connaître par la websérie 36 15 Usul. Là encore, on s’inquiète, alors que vous n’avez même pas connu le minitel. Vous parliez à l’époque de jeux vidéo, de politique. Alors, on vous connaît évidemment depuis par, mes chers compatriotes, 2014-2016 avec “ouvrez les guillemets”. »

– « Vous vous trompez, rétorque Usul. C’était Chirac “chers compatriotes”, c’est “chers contemporains” ».

– « C’était pour voir si vous suiviez. Vous êtes un bon élément. “Ouvrez les guillemets” depuis 2017 qui s’appelle maintenant “Ouvrez l’Élysée”. Vous travaillez également pour une petite chaine qui s’appelle Blast. »  

– « C’est factuel, c’est factuel… Je retiens un angle qui consiste à dire que je suis un jeune vieux ? »

Après avoir été vidéaste sur le thème du jeu vidéo, Usul est aujourd’hui influenceur politique.

Sa légitimité,  il dit la détenir par son contact avec de « vrais gens », à l’inverse des journalistes de plateaux télé, coupés du monde.

Soudain, un invité fait irruption à l’écran.

– « Attendez, attendez, ceci est un contrôle de police, bonjour ! » 

Mine surprise d’Usul.

David Dufresne explique :      

– « Viens d’entrer par effraction, Ostpolitik, le meilleur d’entre nous ! L’Alain Juppé du Twitch. »

Ost, c’est la moitié d’Usul. Il va être question de leur collaboration, de leur complicité. « Qui écrit, qui réalise, qui monte, qui pense à tout ça, comment ça se passe ? » demande le taulier. « A l’écriture c’est tous les deux… On est ensemble devant un ordinateur et puis on écrit. On a un réalisateur qui s’appelle Hamza et qui réalise l’émission. Depuis cette année, on a un monteur qui s’appelle arcadienne qui fait du très bon travail ».

Usul et Ostpolitik parlent de leurs émissions pour Blast et Médiapart. Ils proposent une série de portraits d’hommes politiques sur Blast. Leurs choix se portent sur des figures du paysage politique passé, qui permettent d’expliquer celles du présent. Sur Médiapart, « Ouvrez les guillemets » traite de l’actualité politique.

En attaquant par le côté politicien que connaît le grand public, on en vient à parler des luttes sociales.

Usul

L’origine lyonnaise du duo permet de mettre en exergue la situation très particulière de Lyon : l’extrême-droite y est très puissante et bénéficie d’une impunité.

Leur travail leur a coûté menaces et agressions de membres de la fachosphère.  

Les deux auteurs sont également des acteurs de l’éducation population sur Twitch. Cette plateforme offre un espace de discussion propice au débat. Il est plus apaisé que sur Twitter et mieux adapté que les commentaires sur Youtube par exemple.

Le modèle économique des médias indépendants reste fragile. Ils dépendent de leurs donateurs et de leurs abonnés. A travers leurs revues de presse, Usul et OstPolitik mettent en valeur des médias indépendants et font la promotion de la qualité de ces publications. Le modèle de l’abonnement (ou paywall) permet à des médias de reprendre des couleurs. La presse gratuite n’a pas réussi à perdurer. 

– « J’ai une dernière question pour vous, messieurs. Où commence la droite ? »      

« Au PS, bien sûr » répondent-ils en souriant.

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