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Penser la police au service du peuple

Lundi 5 juillet, 18h, pas de trêve pour les braves! Avec les chercheurs Marion Beauvalet et François Thuillier (ex-DST, au demeurant), #AuPoste s’est interrogé sur ce que serait «une politique de sûreté et de sécurité de la gauche» et quelles pourraient être les pistes de refonte de la police.

Décroissance sécuritaire, contrôle de l’institution, violence des riches versus violences des œuvres, le débat a duré trois heures. Trois bonnes heures.


François Thuillier est un ancien officier des services antiterroristes (RG, DST, reconverti dans la recherche. Marion Beauvalet est étudiante apprentie chercheuse, animatrice de l’émission plan B sur Twitch.


Le duo a produit un rapport , que l’on dit proche de la France Insoumise.
Cette note propose:

-Cibler la délinquance économique, la corruption et la fraude fiscale;
-Briser les réseaux de drogue dure et de traite des êtres humains ;
– Revenir à la raison dans la lutte antiterroriste;
– Lutter réellement et efficacement contre les violences sexuelles ;
– Assurer la sûreté des personnes dans les manifestations et lors des interpellations
– Réorganiser la Police pour agir en bon ordre.


Et se compose de deux chapitres:
Penser la Police au service du peuple » s’interroge sur ce que serait une politique de sûreté et de sécurité de la gauche républicaine. Il revient sur l’histoire du divorce entre la gauche et la sécurité, avant de décliner les principes d’une République sociale sûre. Il s’interroge enfin sur les défis auxquels serait confronté un ministre de l’Intérieur dans l’hypothèse de l’arrivée au pouvoir d’un mouvement de transformation sociale et écologique.
« Refonder la Police » décline des propositions de politiques publiques pour refonder la Police et la mettre réellement au service du peuple. Il propose une hiérarchie des différentes criminalités en ciblant la délinquance économique, les trafics et les violences sexuelles ainsi que le terrorisme. Il présente une réorganisation de la Police et une refonte de la doctrine et des techniques du « maintien de l’ordre ».

Au sein du think tank « Intérêt Général », les deux invités du jour ont publié deux notes intitulées « Mettre la République en sûreté ». Ces notes cherchent à remettre à leur place des termes tels que « violence » ou « sécurité » afin de donner une nouvelle définition, à rebours des fictions entretenues par le gouvernement et le ministère de l’Intérieur, des forces de l’ordre et de leur rôle. Elles concluent sur une liste de six propositions, six débouchés politiques à mettre en place dans le sens d’une « sécurité de gauche ».

La Sécurité n’est pas un droit mais un contrat qui lie un ensemble donné de citoyens via le jeu de la démocratie. […] Les policiers ne sont pas là pour éradiquer la violence, ce qui serait hors de portée, mais uniquement pour réguler les crimes et délits.

« Mettre la République en sûreté »

François Thuillier explique que la violence n’est qu’un terme désignant des rapports de forces pouvant prendre de multiples formes. La hiérarchisation des formes de violences est ainsi arbitraire, donc politique, et l’utilisation des forces de l’ordre qui en découle l’est tout autant. C’est bien l’objet des propositions formulées par Marion Beauvalet, qui reposent sur la reconnexion des enjeux policiers aux autres pans de la société, comme l’éducation ou l’économie, afin de lui faire jouer le rôle qui est le sien dans le maintien du vivre-ensemble. « Au lieu de chercher à éradiquer les délits à la surface, chercher les causes de ces phénomènes ».

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