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Lutter contre l’extrême-droite au quotidien

L’extrême droite est une hydre à plusieurs têtes : électorale, identitaire, réactionnaire… Pour lutter contre l’extrême droite à l’échelle locale, ici en Bretagne, il faut connaitre son histoire et multiplier les stratégies : sensibilisation, auto-défense, action directe, élections…

Table ronde suivie d’un temps d’auto-organisation collective pour concrétiser les apprentissages de la journée.

Avec : Erwan Chartier, journaliste et spécialiste de l’extrême droite en Bretagne, et une diversité d’organisations et de personnalités qui luttent au quotidien contre l’extrême droite en Bretagne : le Planning Famililal (sous réserve), la Ligue Des Droits de l’Homme, le collectif VISA (Vigilance InterSyndicale Antifasciste), le média auto-partisan Lorient La Combative.

En direct du Village de Lever les Voiles, à Quimperlé, lors du week-end Lever les voiles.

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Et si tout partait d’un petit village breton ? À Fouesnant, lors de la conférence « Lutter contre l’extrême droite », journalistes, militants syndicaux et défenseurs des droits ont pris la parole pour raconter le combat de terrain. Callac, syndicats, médias… Il ne s’agit plus d’observer, mais d’agir. Le journaliste Erwan Chartier, menacé pour avoir fait son travail, en est l’une des voix fortes. Une discussion collective, où même le public devient acteur. Une parole libre, offensive, lucide.

« On parle de solidarité, et on reçoit des menaces de mort. » La voix d’Erwan Chartier claque comme un constat glacial. Journaliste au Poher, il raconte le harcèlement et les intimidations après avoir couvert l’affaire Callac, petite commune bretonne ciblée par l’extrême droite pour son projet d’accueil de réfugiés. Dès ses premiers mots, le ton est donné : ici, on ne théorise pas. On témoigne, on accuse, on propose.

Dans le cadre du festival « Le Vent dans les Voiles », une table ronde réunit des visages de la résistance concrète. Patrick et David, membres de la Ligue des droits de l’Homme, reviennent sur les luttes syndicales dans des territoires trop souvent abandonnés. « Ce n’est pas l’extrême droite qui progresse, c’est nous qu’on fait reculer », lâche Patrick. À ce moment-là, dans la salle, silence. On sent que le sujet touche un point sensible.

« L’Empire Bolloré, c’est une machine à détruire l’esprit critique », rappelle un intervenant, relayant l’alerte face à la mainmise médiatique. Le tchat réagit au quart de tour. « On devrait tous boycotter CNews », écrit Maëva. « Et former nos propres médias », ajoute Seb29. On est loin d’un débat stérile : c’est un appel à la reprise en main.

Construire l’action, pas seulement le discours

Maxime, membre du collectif organisateur, veut casser le format classique. « On est là pour que chacun reparte avec un plan d’action, pas juste des idées ». En fin de conférence, les participants sont invités à se regrouper, échanger, tisser des débuts de réponses. Une demi-heure d’auto-organisation improvisée, et ça fonctionne : on parle d’affiches, de projections, de bouffes solidaires, de sabotages même.

« Dans mon village, ils ont collé des croix gammées. Depuis, on se tait. Il faut que ça change », ose une spectatrice. Dufresne, le taulier, rebondit : « Ce que vous vivez, c’est ce que vivent des centaines de gens. Mettons tout ça en commun. » L’instant est puissant. Pas de conclusion, mais un départ. Celui d’un refus.

« Ce n’est pas une fatalité. L’extrême droite gagne là où on ne parle plus » 
David M.

« Le vrai danger, c’est l’Empire Bolloré, pas seulement les urnes » 
Patrick H.

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Pourquoi l’extrême droite cible-t-elle des communes comme Callac ?

Parce que ce sont des lieux symboliques de l’accueil, vulnérables médiatiquement, et à forte charge émotionnelle, une stratégie calculée.

Quel est le rôle des syndicats dans la lutte contre l’extrême droite ?

Ils sont un rempart historique. Mais ils doivent aussi se renouveler pour ne pas laisser le terrain du quotidien à l’extrême droite.

Pourquoi cette perspective est-elle controversée ?

Parce qu’elle refuse la passivité. Elle implique que nous sommes aussi responsables si nous restons silencieux ou inactifs.

Quel est l’impact réel de cette prise de parole collective ?

Elle sort du cadre, elle donne des outils, des idées, et surtout, elle invite à la mise en mouvement immédiate.

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Cet article est le fruit d’un travail humain, d’une retranscription automatique de l’émission par notre AuBotPoste revue et corrigée par Rolland Grosso et la rédaction.

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