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Les enfants de la cité face à l’«ordre républicain» avec Magda Jouini & Laurent Bonelli

L’Université Paris Nanterre organise trois colloques en collaboration avec les acteurs associatifs et territoriaux pour croiser les regards, à partir et au-delà de l’actualité, sur la présence et les interventions des forces de police dans les quartiers populaires. Trois débats, trois directs Au Poste.

Avec: Magda Jouini, porte-parole du Front de Mères et Laurent Bonelli, Professeur de science politique à l’Université Paris Nanterre.

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LE DÉBAT EN QUELQUES MOTS

Magda Jouini représente l’organisation politique Front de Mères, co-fondée il y a 7 ans par Fatima Ouassak (déjà convoquée Au Poste). Elle partage la détresse d’une jeunesse porteuse d’une charge mentale raciale, sans cesse confrontée à la pauvreté, à la violence, à la pénurie de service publics, au décrochage scolaire «accentué par la ghettoïsation de ces habitations post coloniales».

L’ordre républicain devient sécuritaire, autoritaire, répressif. On voit nos enfants démunis, dans un environnement dangereux et hostile, quotidiennement victimes de contrôles au faciès, qui se terminent mal, parfois en tragédies. La liste est bien trop longue, et elle continue.

Magda Jouini

Le sociologue Laurent Bonelli commence par insister sur l’actualité d’un appel de 1974 pour un tribunal populaire, rappelant que «la police n’est pas là pour appliquer le droit – ou alors par hasard, mais avant tout une institution de maintien de l’ordre social ».  L’appel était signé Jean-Paul Sartre.

Le pouvoir est devenu tellement dépendant qu’il n’ose pas sortir de cette pensée magique de la police comme réponse à tout. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels la police est plus un problème qu’une solution.

Laurent Bonelli

Pourtant, explique Laurent Bonelli, malgré un matériel plus offensif et des politiques plus répressives, la police elle-même est consciente de son incapacité à juguler ces problèmes. Ne serait-il donc pas temps «d’arracher la police à des contentieux auxquels elle n’a rien à faire, comme les problèmes scolaires, le confinement, les conflits sociaux de l’espace, l’enfermement à défaut de soins ?»

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