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Gaza et autres. A quoi (et à qui) sert l’Humanitaire?

Famine provoquée, génocide en cours, ONG sous pression, extrême droite au pouvoir… Dans ce débat fécond, Jean-François Corty (président de Médecins du Monde) et Bertrand Brequeville (auteur de Contre-histoire de l’humanitaire) dévoilent les coulisses d’un secteur en mutation. Derrière les principes, une réalité dérangeante : instrumentalisation politique, dépendance financière, mise au pas des ONG. Face au chaos global, peut-on encore croire à la solidarité ? Un moment rare de lucidité et de tension — au Poste.

Solidarité, impartialité, indépendance. Ces mots résonnent encore comme les fondations d’un idéal. Mais que reste-t-il de ces principes quand l’humanitaire s’inscrit dans un monde dominé par les rapports de force, les crises climatiques et l’emprise du néolibéralisme ?

Jean-François Corty, président de Médecins du Monde, auteur de ,«Géopolitique de l’action humanitaire» (Eyrolle) rappelle que depuis les années 1970, les ONG dites « sans frontières » se sont construites comme contre-pouvoirs. Pourtant, leur légitimité vacille, menacée par l’instrumentalisation politique et la concurrence d’acteurs aux motivations diverses.

De son côté, Bertrand Bréqueville, auteur de Contre-histoire de l’humanitaire (Éditions Critiques), met en lumière les ombres d’un secteur longtemps idéalisé : enraciné dans les logiques coloniales, façonné par la guerre froide, remodelé par le marché global de l’aide. Loin de condamner en bloc, il démonte les mythes pour mieux comprendre ce qu’« aider » veut dire aujourd’hui.

Deux regards, deux expériences, une même interrogation : l’humanitaire peut-il encore être ce qu’il prétend?

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