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Libertés

138 articles

Au Poste a un dada, un endroit où l’en revient toujours : les libertés. Et il en faut de l’effort pour couvrir toutes celles que l’Etat s’amuse à détricoter. De l’état d’urgence au Covid, de la loi sécurité globale à la protection de l’ordre public, l’illibéralisme se répand, entre espionnage économique, société de contrôle de masse, technopolice, drones et caméras pour tous, capitalisme de surveillance, fichage, lois antiterroristes détournées, liberté de manifester bafouée, société sécuritaire consentie, injonctions à circuler, IA et vidéosurveillance algorithmique. Le pouvoir est addict au pouvoir et les contre-pouvoirs trop souvent complices ou impuissants. Il est plus que temps d’organiser la riposte.

Avec nous, Daniel Ibanez, Anne-Sophie Simpere et Pierre Januel nous causent péril démocratique, Olivier Tesquet nous parle d’état d’urgence technologique, l’avocat Vincent Brengarth et le journaliste Jérôme Hourdeaux revendiquent le droit à la désobéissance, le designer Geoffrey Dorne présente son répertoire des luttes citoyennes, les sociologues Théo Boulakia et Nicolas Mariot analysent une expérience d’obéissance de masse, David Libeau nous partage son application cartographiant les caméras de surveillance de la Préfecture de police de Paris, tandis qu’Au Poste chronique le procès des 8/12.

Que ce soit avec l’avocat qui a fait condamner l’Etat, Slim Ben Achour, les journalistes Anne-Cécile Robert et Thomas Jusquiame, l’essayiste Pierre Tevanian, le professeur Serge Slama, le chercheur Didier Fassin, ou la Quadrature du Net, Amnesty et Alternatiba, le mot d’ordre est lancé : circulez, il y a tout à voir.

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Burger King, le procès de la CRS 43. Jour 2 – matin «On a fait notre travail!»

Suite du procès des CRS du Burger King, devant la 201e chambre correctionnelle de Paris. Les prévenus policiers décrivent une intervention qu’ils estiment conforme au maintien de l’ordre. Les chefs de section et de groupe renvoient la responsabilité vers la hiérarchie, évoquent l’absence de soutien et dénoncent leur propre traitement judiciaire. Certains regrettent, tous refusent de présenter des excuses à leurs victimes.
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Burger King, le procès de la CRS 43. Au premier jour, l’«effet tunnel»

À la barre, des CRS parlent de « rempart », d’« effet tunnel », de gestes dictés par la tension. Les faits, eux, sont précis : projections au sol, coups portés sur des manifestants à terre, silence après. Les excuses n’arrivent pas ; la violence est relativisée, normalisée, diluée dans le contexte. Ce que révèle le procès : la doctrine de maintien de l’ordre en actes et en personne. Et une chaîne hiérarchique qui transforme la brutalité en routine légitime. Notre illustratrice Ana Pich raconte.
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Des juges à abattre: l’assaut des populistes avec Magali Lafourcade

La justice est devenue un champ de bataille politique et médiatique. Magistrate et secrétaire générale de la CNCDH, Magali Lafourcade raconte comment la défense de l’État de droit l’a exposée à des pressions multiples, jusqu’à la visite d’émissaires de Trump dans le procès Le Pen. Elle démonte les offensives contre les juges, analyse le retournement populiste du discours judiciaire et rappelle pourquoi les droits humains constituent la dernière digue face à l’arbitraire.
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Scandale des pièces à convictions disparues au parquet de Marseille: le digne et implacable témoignage du père et de la tante de Souheil El Khalfaoui

L’enquête sur la mort de Souheil El Khalfaoui, tué d’une balle en plein cœur par un policier en août 2021 à Marseille, est un cas d'école. L'affaire est aujourd'hui entachée d’un nouveau scandale : neuf pièces à conviction, dont la balle mortelle et des vidéos, ont disparu.
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A Bordeaux, le procès d’une révolte contre les pubs géantes

Les faits s'étalent de novembre 2019 à février 2020. Le 9 mai, Alexandre Mahfoudhi, militant d’Extinction Rébellion, sera jugé en correctionnelle avec son coaccusé au tribunal judiciaire de Bordeaux pour la dégradation d’affiches géantes étalées sur la Chambre du commerce et de l’industrie de Bordeaux, alors en travaux. Six faits sont retenus contre eux. La société d’affichage Light Air et la CCI réclament 94 000 euros de dommages et intérêts. Le militant revendique son geste et voit dans le procès l’occasion de faire porter sa voix.

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