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Histoire

51 articles

Au Poste, l’Histoire est vivante. Dans les travaux de Quentin Deluermoz et Eugénia Palieraki, les révolutions se font écho de la Commune au Chili, chez Isabelle Sommier et Nicolas Lebourg c’est la violence politique française qui est disséquée, alors que Vincent Denis et Arnaud Houte nous emmènent sur les pas des citoyens policiers. La mémoire des luttes est ravivée au détour d’une exposition ou à l’université Paris Nanterre, tandis que des ponts se dressent entre 1936 et 2024.
Remontons au racines coloniales du maintien de l’ordre en Guadeloupe avec Mathieu Rigouste et Elsa Dorlin, avant de chercher ensemble ce qu’il reste de mai 68, et des anarchistes de tout poils, documentés par Tancrède Ramonet, ou narrées par Judith Perrignon.
Les hommages pleuvent, aux communards, avec la montée au mur des fédérés, aux quidams courageux qui ont marché pour l’égalité en 1983, aux victimes de Charonne, aux Algériens noyés en 1961, aux FTP MOI, avec les Mutins de Pangée, à Maurice Rajsfus, l’éclaireur raconté par ses enfants. Et entre deux masterclass de Johann Chapoutot et Fabrice Riceputi, Au Poste bat le pavé pour causer militantisme, résistance, et appeler à se tenir droit, selon les mots d’Edwy Plenel.

Laurence De Cock Magali Jacquemin Mathilde Larrère
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L’Histoire, cette poudre à canon! Avec Laurence De Cock et Magali Jacquemin

Quand Giorgia Meloni est arrivée au pouvoir, une des premiers choses qu’elle a fait est de s’attaquer aux programmes scolaires d’histoire, avec un retour au récit national, ce que le RN envisage aussi dans son programme sur l’école. L’enseignement de l’histoire, ses programmes, ses manuels, ce qu’aurait dit tel ou tel enseignant en cours est de toute façon une matière inflammable, prompte à embraser les 20 h ou les unes du Figaro à grand coup de « on n’enseigne plus Clovis, Jeanne d’Arc, la France des Lumières mais l’esclavage, l’islam, etc. », « il n’y a plus de chronologie », et autre horreur-malheur-lespoooovrezenfants. Pour éclairer ses questions, expliquer ce qu’est un programme, un manuel, un cours d’histoire, pour historiciser les attaques, réfléchir aux risques que fait peser sur l’histoire scolaire la montée de l’extrême droite et enfin rappeler que l’histoire n’est pas une discipline faite pour inculquer des réponses toutes faites, mais pour apprendre à se poser des questions, j’ai convoqué au Poste, le 4 février à 18 h, Laurence De Cock et Magali Jacquemin. La première est enseignante dans le secondaire et chercheuse en histoire de l’éducation, spécialiste de la fabrique scolaire de l’histoire (Dans la classe de l’homme blanc (PUL), La fabrique scolaire de l’histoire (Agone), Sur l’enseignement de l’histoire (Libertalia) tout en écrivant des livres d’histoire pour les enfants (collection Les explorateurs de l’histoire). La seconde est professeure des écoles et pratique la pédagogie Freinet. Elle est l’autrice du livre Des élèves à la conquête du passé (Libertalia) dans lequel elle réfléchit à l’enseignement de l’histoire en primaire et nous plonge au cœur de sa classe. Toutes deux sont membres du collectif Aggiornamento Histoire géo. Mathilde Larrère
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La route, une histoire politique à ciel ouvert avec Nayel Zeaiter

La route n’est pas qu’un ruban d’asphalte : elle est une construction politique, sociale et culturelle. De la fuite de Varennes aux gilets jaunes, des voies romaines aux autoroutes concédées, Nayel Zeaiter retrace plusieurs siècles d’histoire française par le prisme de la circulation. À travers le dessin, la signalétique et l’ingénierie, il révèle comment la route organise les territoires, les conflits et les imaginaires. Une plongée précise dans ce qui relie, sépare et fait exploser la société.
Max Bonhomme James Horton Mathilde Larrère
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Couper, coller, imprimer: une histoire politique des images

Derrière ces gestes simples se cache une longue histoire de luttes politiques, de propagande et de contre-information. Du photomontage communiste des années 1930 à la presse alternative des années 1970, Max Bonhomme et James Horton retracent un siècle d’images militantes. Affiches, journaux, cartes postales et tracts deviennent des armes visuelles. Une plongée dans la culture graphique des révoltes modernes.
Nora Bouazzouni Mathilde Larrère David Dufresne Françoise d’Eaubonne
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Françoise d’Eaubonne, «sale conne» et pionnière écoterroriste

Françoise d'Eaubonne a posé des bombes, inventé l’écoféminisme et écrit sans relâche. Longtemps oubliée, elle revient aujourd’hui au cœur des débats politiques. David Dufresne raconte une enquête familiale devenue traversée historique. Archives policières, journaux intimes, luttes radicales et joie subversive. Une vie passée à secouer l’ordre établi, sans jamais renoncer à la liberté.
William Blanc Annabelle Martella Mathilde Larrère
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Spectacles réacs, argent public et nostalgie nationaliste: l’envers du décor

Sous couvert de patrimoine et de “spectacle familial”, une autre guerre se joue : celle des récits. Derrière les reconstitutions historiques et les fêtes locales, une nébuleuse d’associations liées à Pierre-Édouard Stérin et au Puy du Fou propage une vision idéalisée, viriliste et catholique de la France éternelle. La journaliste Annabelle Martella et l'historien William Blanc dévoilent les dessous d’une offensive culturelle d’extrême droite : instrumentalisation du passé, argent public détourné, et “médiéval washing” au service d’un roman national réactionnaire. Une enquête et un échange explosifs où se joue rien de moins que la mémoire collective.

2026, en avant! Dans un pays saturé de presse Bolloré, on ne tient que parce que vous tenez à nous.

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