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Au Poste Ciné-Mutins Club #2: «Ithaka», ou le combat pour la liberté (d’Assange, de la presse)

Etrange débat que celui qui a suivi la projo du film «Ithaka» consacré aux proches de Julian Assange. Alors que le sujet était celui du sort, terrible, fait au lanceur d’alerte, et à la liberté de la presse, une partie de la salle a opté pour une critique sur la médiatisation du cas Assange.

Dans la salle, le comité de soutien à Assange. Ou plutôt plusieurs comités, pas toujours d’accord, pas toujours clairs, parfois total-confus. Parmi les intervenants: Edwy Plenel (Mediapart, qui vient de lancer un appel à Joe Biden pour Assange), Charlotte Clavreul, porte parole du Fonds pour une presse libre, Arnaud Le Gall (député LFI, porteur de la proposition de résolution de la Nupes visant à accorder l’asile politique à Assange en France), Maryse Artiguelong (membre du bureau national de la LDH et vice-présidente de la FIDH), et Laurent Dauré du Comité de soutien Assange. Un joyeux tumulte au cœur des luttes, avec des critiques, des auto-critiques, des horizons dépassables et des fractures ouvertes. Avec cette question lancinante, posée par Plenel: «Comment tenir les deux bouts ?» et sortir de cette sorte de goût de l’échec ancré à gauche.

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Nous défendons des batailles collectives parce que nous sommes au service d’un droit collectif. Nous ne sommes pas au service d’une histoire héroïque personnelle. Nous sommes au service d’un droit de savoir de tout le monde, des citoyens. Donc quelles que soient les personnalisations, les incarnations, les héroïsations, l’essentiel c’est ce collectif. D’une certaine manière, et c’est ce que nous devons méditer, la défense de Julian a buté là-dessus. Elle a buté sur la possibilité de créer une dynamique collective. Aujourd’hui Julian devrait être un héros partout, il devrait y avoir sa tête partout, tout le monde devrait être mobilisé pour ça. Donc il faut nous interroger, sur pourquoi nous n’y sommes pas arrivés. Non pas pour accabler Julian, mais pour nous interroger nous-mêmes, parce que demain il y aura d’autres cas. C’est bien la question : comment nous créons des situations comme celle-là ?

Edwy Plenel

Pour rappel, chaque premier jeudi de chaque mois, à la tombée de la nuit, le média autonome Au Poste s’associe avec les francs-tireurs de la plateforme VOD Ciné-Mutins pour des rencontres grand écran à Césure.


Il y a une vraie dérive autoritaire des démocraties dites libérales, et à la fin, il y a une hybridation, il y a des pratiques qui sont devenues tolérées dans les démocraties dites libérales, qui normalement devraient être l’apanage de ce qu’on appelle des dictatures ou des régimes autoritaires. C’est ça qui se passe, sous nos yeux, et Julian Assange en est le symbole. Je ne compte sur CNews, je ne compte pas sur les médias qui appartiennent de plus en plus à des milliardaires, qui n’ont aucun intérêt à ce que des gens comme Julian Assange soient libérés, qui n’ont aucun intérêt à ce qu’on se brouille avec les Etats-Unis. Oui il y a un vrai sujet. Il y a des journalistes qui font admirablement leur travail, parfois au péril de leur vie, et d’autres qui ne le font pas. Et ça nous renvoie à la liberté de la presse, à l’indépendance de la presse, et c’est aussi pour ça qu’on doit se battre pour Julian Assange.

Arnaud Le Gall
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