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Sarah Massoud Au Poste, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature

Que répondre à ceux qui brandissent que « la sécurité est là première des libertés »? Comment être magistrat de gauche dans un régime inégalitaire ? Mais aussi, mais bien sûr, Loi Sécurité Globale, Beauvau de la Sécurité, la privatisation de la sécurité, la sheffiration des polices municipales: on en est où ? Causerie avec cette juge des libertés et de la détention à Bobigny et secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (classé à gauche, né dans le sillage de 1968). Et en seconde partie d’émission, Valentine Faure du Monde, pour évoquer son enquête Police : histoire d’une institution contestée.

Sarah Massoud est juge des libertés et de la détention, rôle qui s’articule au civil comme au pénal autour des questions de police-justice. Avec le Syndicat de la magistrature, dont elle est la secrétaire nationale, elle défend une vision et une façon de pratiquer son métier qui cherche à se rapprocher de la justice sociale, de l’égalité des justiciables devant l’institution. Le Syndicat, en pointe dans la lutte contre la loi Sécurité Globale, s’attaque de manière générale aux entraves aux libertés publiques, qui depuis vingt ans de gouvernements successifs résonnent avec le paradigme « la sécurité est la première des libertés ».

Selon Sarah Massoud, la loi Sécurité Globale – qui banalise dans le droit commun des dispositions qui relevaient de l’état d’urgence et des dispositions anti-terroristes apparues en 2015 – découle d’un mélange d’incompétence, de méconnaissance des outils juridiques et des principes fondateurs de la Constitution, et d’une idéologie de l’hégémonie, de l’élargissement des pouvoirs du gouvernement pour compenser son manque d’imagination. 

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